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Catégorie : Photographie

Immobilité …

Immobilité …

enfant orange

 

Il n’attend pas, il a stoppé sa marche et il écoute. Les boutons d’or à ses côtés se sont figés à l’instant, il est aux aguets. Il regarde au loin, sans inquiétude, alors que l’orage monte. Il regarde vers le lointain, là-bas, comme vers un autre bord et ne pressera pas le pas en repartant. Il écartera de ses bâtons les hautes herbes vertes, mouillées et froides, mélangées aux fleurs des champs, pour éviter de tremper son pull. Il doit faire un peu frais. Tout est face à lui, des chemins sont au loin qu’il lui faudra prendre. Des grillons, d’autres insectes crépitent encore avant la pluie mais les sons se trouvent atténués par l’humidité diffusée de la prairie, comme une sourdine naturelle. Il est au centre, il n’a pas décidé par où il repartira, il est à la croisée des chemins.

Photo Julien Coquentin, « Saisons noires ». très mauvaise qualité de ma reproduction …

 

 

Mouvement …

Mouvement …

Ce n’est pas le geste d’une chorégraphie et pourtant il ne semble pas naturel. Le plongeur, avant de se jeter à l’eau, prend son élan un peu de cette façon, s’appuyant fermement sur ses jambes, et de ses bras étirés derrière son dos, ensembles, symétriques, va s’élancer en les propulsant vers l’avant.

Il n’y a là pourtant aucune précipitation, aucune énergie vive, pas d’effort. C’est naturellement que les bras vont reprendre leur rôle de balancier pour accompagner la marche. Les hautes herbes ne freineront pas son pas décidé. Il connaît chaque endroit du pré. Il sait où il va, sans hasard.

La colline au loin est sombre, figée comme une limite, où donc est passé l’horizon. Il s’y avance sans tenter de l’atteindre, le temps ne presse pas, l’autre côté ne l’intéresse pas.

Il doit faire chaud, il n’est pas d’ombre. L’air est sec, les bruits craquants et le frottement du caoutchouc des bottes imite mollement le bruit le la faux, qu’il maniait si bien.

Il arpente, il sillonne le pré, il va sans but mais ne se promène pas. Il observe, il mesure, n’ira pas jusqu’au fond du champ, n’y va plus.IMGP7539

 

Photo Julien Coquentin « Saisons Noires »

Carrières de lumières …

Carrières de lumières …

Le genre d’endroit que l’on croit réservé aux touristes, comme pour mettre un peu d’art dans leurs pérégrinations, et que soi-même on utilise ainsi, par un jour gris avec tentation aux averses fréquentes, dans un coin qui veut ne se faire vraiment découvrir que sous un soleil resplendissant.

Alors, on emmène l’amie bretonne aux Carrières de Lumières des Baux-de-Provence. Et on a bien fait. Chagal …oh, la magnifique présentation, dans cet endroit si étonnant. Une mise en scène, ou mise en mouvement, en espace, enfin ce que l’on voit, c’est vraiment un moment heureux, sensible et émouvant.

http://carrieres-lumieres.com/fr/chagall-songes-dune-nuit-dete-0

 

Camilla Cattabriga

Camilla Cattabriga

C’est une image qui m’a été proposée sur mon mur Facebook, par Sabine L.

Pour signifier l’arrivée du vendredi, jour envié tout au long de la semaine pour ceux qui travaillent. Vendredi fin de semaine, sans cravate à certains endroits pour se la faire à l’américaine. car il y a toujours une admiration pour l’Amérique, dans des boites.

Donc, Sabine, elle fait presque chaque jour un post autour du café, de la tasse de café. Cette fois, c’est une photo de Camilla Cattabriga. Oh jeunesse. Oh fraîcheur. Tant de souvenirs par cette simple photo. La faïence blanche était la même au dessus du gros évier de la rue de Tocqueville, dans lequel je mettais parfois mon poisson rouge en récréation, pour le changer du bocal.

Voici un lien pour voir davantage du travail de la dame.

http://www.flickr.com/photos/128591085@N02/

CHRISTOPHE JACROT : «COMME WILLY RONIS, « JE NE METS PAS EN SCÈNE, JE NÉGOCIE L’ALÉATOIRE. »»

CHRISTOPHE JACROT : «COMME WILLY RONIS, « JE NE METS PAS EN SCÈNE, JE NÉGOCIE L’ALÉATOIRE. »»

http://next.liberation.fr/arts/2016/01/08/christophe-jacrot-comme-willy-ronis-je-ne-mets-pas-en-scene-je-negocie-l-aleatoire_1425039

Pour cette semaine, voici juste un lien.

Mon ami Guy est à la maison pour quelques jours, alors pas le temps de musarder par ici.

L’approche de l’auteur…

L’approche de l’auteur…

 

enfant orangePhoto de Julien Coquentin

Une photo, une image n’a pas besoin de commentaires, encore moins d’explications, pour être appréciée, ou pas, donner de l’émotion, ou pas. Elle se suffit à elle même.

Mais quand son auteur explique sa démarche, parle de son travail, parfois, ça éclaire davantage, et donne un sens plus profond, plus puissant.

C’est ce qui se passe dans l’entretien que julien Coquentin donne au blog « Simples Instants », pour l’évocation de son travail, notament autour du projet « Saisons Noires ».

Il est question de la transmission, notion importante pour lui, traces à laisser à ces deux fille, une démarche qui me touche.

Un fil qu’il dénoue à partir d’une odeur retrouvée dans le font d’un tiroir d’une table de chevet et qui fait le lien entre sa grand-mère et ses enfants.

Il est question également du travail de l’éditeur. La complicité entre l’auteur et l’éditeur est ici éclairée d’une aimable lumière.

Je retiens de cette série « Saisons noires »…la douceur.

Dites-moi ?

http://www.simplesinstants.fr/blog/2015/11/18/saisons-noires-julien-coquentin/

http://www.juliencoquentin.com/diaporama.php?id_reportage=14129

http://www.lamaindonne.fr/lamaindonne/julien.html