Dix-neuvième Juin

Dix-neuvième Juin

Depuis ce matin j’ai projet de vous dire deux trois choses sur, autour de Juliet Berto, qui m’est revenue en mémoire à la fin d’échanges sur facebook. Et puis la journée est passée, chaude, bien trop chaude déjà car nous ne sommes qu’en juin, mi juin.

Je n’en ai pas arrosé mes tomates ce matin, j’ai produit l’exercice 5 de l’atelier au lieu de ça.

Mais là, j’ai pas envie. Alors à demain.

 

Dix-huitième Juin

Dix-huitième Juin

Hôtel Boulderado

Si vous avez la curiosité de cliquer sur le lien ci-dessus, vous tomberez sur le blog de Lucien Nouis. J’aime bien ses textes, toujours bien tournés, certainement ciselés avec concentration et minutie, c’est du moins l’idée que je me fais. Et puis je vous mets le commentaire que je lui faisais après ma lecture, tant en effet ça m’a fait penser à l’autre auteur que j’évoque.


Je vous lis toujours avec plaisir, mais cette fois m’apparaît évident une écriture ressemblant à celle d’Aurélien Bellanger ( https://www.franceculture.fr/personne/aurelien-bellanger ). Je n’ai lu que son premier roman, mais je l’entends presque chaque fois donner sa « conclusion définitive » sur France Culture. Et il me semble trouver une longueur de phrase et des parenthèses qui vous semblent communes. Si vous détestez le gars, ce ne sera pas une comparaison flatteuse, mais si d’aventure vous estimez le bonhomme alors ce le sera.


Bien que n’ayant aucune contrainte, et que je fasse ce que je veux quand je veux, sans objectif majeur pour la journée, ni mineur d’ailleurs, j’ai pourtant, comme aujourd’hui, de temps en temps, une tendance coupable qui me mène à ne rien faire. Mais rien. Je me suis dit que c’était tout de même, ce rien, un bon début pour un morceau d’article dans mon blog, tiens. Voyez comme j’aurai très bien pu garder cette idée à la noix pour demain, puisque j’ai déjà mis un truc ce matin. Mais, ce matin, j’ai fais des choses. Pas tout ce qui était prévu, mais tout de même pas mal de choses.

Aucun rapport avec Lucien Nouis.

Seizième Juin

Seizième Juin

De la chaleur en veux-tu en voilà. De bonne heure et de bonne humeur nous étions, aujourd’hui tous deux, au jardin. Dégraisser un laurier rose et un laurier sauce d’un trop plein des croissances de ce printemps, humide et chaud, ça pousse partout. Traiter les buis. Finir la tonte en déplaçant de gros pots. Rempoter une agapanthe, c’était fait mais mal.

Puis elle a fait du pain, puis nous avons fait trois courses, comme on dit. Un tour dans un magasin bio, et on remarquait la clim bien froide, des amandes d’Espagne, des figues de Turquie… hum, bio, ok, mais si on commençait par des produits locaux, non? Mais, c’est vrai que pour les farines, le choix est plus vaste. On restait bien un petit 1/4 d’heure et nous fûmes les seuls clients.

Pas touché aux ateliers aujourd’hui. Peux pas être partout, non plus!

Quinzème Juin

Quinzème Juin

Exercice 4 s’éloigner

et si on était projeté, mais toujours en regardant se même point, loin vers l’arrière, ou n’importe quelle autre direction, et qu’on verrait de bien plus loin tous ces éléments restés dans le souvenir (et uniquement par ce qu’on en retrouve mentalement)

Chez moi, ça donne ça.


La rue parallèle au nord, c’était la rue des Courlis, celle du sud la rue de la Marjolaine. Les rues perpendiculaires à l’ouest c’était la rue des Lilas, à l’est l’avenue de la Victoire. Mais la petite rue des Bleuets traversait la rue des Lilas jusqu’à celle des Alouettes où elle butait sur le mur du Stade des Courlis. Avant cela pourtant, elle avait un petit affluent constitué par la rue des Glaïeuls qui n’était pourtant qu’une impasse. D’ailleurs, l’impasse devant la boutique avait aussi le nom de rue, la rue des Héliotropes. De l’autre côté, vers l’est, elle traversait aussi l’avenue de la Victoire pour continuer sur une vingtaine de mètres et arriver devant la façade d’une maison. Le seul pavillon qui profitait de la vue en enfilade de toute la rue. Tout ça se coupait à angle droit, et c’était tout plat sur des centaines de mètres à la ronde. La vraie frontière, au nord, c’était la voie de chemin de fer.


Et puis, il est question de fournir une photo du lieu précis de l’écriture, de l’établi, en quelques sorte. Et je n’ai pas honte de vous montrer mon capharnaüm, mon foutraque bureau que je tente, parfois, de ranger. Ça m’arrive, rarement, et il se trouve dégagé et spacieux pendant plusieurs jours, mais retrouve bien vite son fatras. Les autres photos proposées sur le site Tiers-Livre, de François Bon, montrent des espaces clairs, plein jour, en ordre et super clean !! Ben moi,c’est la nuit, et c’est un grand bordel habituel !

Et puis cette frise « The Simpsons » qui fait remarquer la pièce recyclée. La chambre du petit gars est devenue la pièce bureau pour nous deux. Enfin, de son côté, que je ne vous dévoile pas car elle veut rester anonyme, la Dame, c’est super rangé, sans désordre, une place pour chaque chose et chaque chose à sa place.

Très chaud aujourd’hui, et le mistral a brûlé toutes les petites branches des plans de tomates. Il est nul, ce vent.

Quatorze Juin

Quatorze Juin

Faut croire que la journée fut invisible… elle est passée toute seule. J’ai pourtant arrosé les tomates deux fois car j’ai peur que le mistral ne me les dessèche complètement.

J’ai « travaillé » sur les exercices de l’atelier d’écriture, et ça me prend beaucoup de temps. mais qu’est-ce que c’est chouette.

Vous aurez ça tout à l’heure, pour le vrai quinzième !!

Treizième Juin

Treizième Juin

« Construire une ville avec des mots »tel est le titre de l’atelier d’écriture qui ira du 15 Juin au 15 Septembre, mais c’est déjà commence depuis quelques jours.

Je vous mets le lien vers le site de François Bon, pour ceux que ça intéresserait, et je vous y encourage toutes et tous. Vous y trouverez toutes les explications complètes… pour y consacrer 20 minutes par exercice (ou par jour, si vous êtes très organisé). Et on peut commencer quand on veut, laisser, revenir etc

http://www.tierslivre.net/

Ci-dessous, dans leur forme la plus courte, la plus simple, voici les trois premières propositions.

Revenir

se concentrer mentalement sur une idée très simple : je reviens dans un lieu quitté il y a longtemps, mais chacun a un nombre très limité de ces lieux susceptibles de provoquer cette sensation – les lister – puis traiter de ce retour, mais impérativement à la 3ème personne

Image

à nouveau cette problématique du retour, quel que soit le lieu qui provoque cette intensité de souvenir ou d’émotion, mais on gomme le narrateur, on ne retient que l’image fixe devant soi, si possible sous forme d’un paragraphe monobloc

Se retourner

toujours en prenant ce point spatial d’ancrage d’un narrateur qui revient (1ère proposition), et le passage à la description visuelle (2ème description), et si on regardait ce qu’il y a dans le dos du narrateur ? derrière, ou sur les côtés ? toujours dans l’idée de solidifier le territoire qui peu à peu devient fiction

Et donc voici mes contributions pour ceux-ci.


Proposition 1 : Revenir

Il avait retrouvé une pochette de photos, sur laquelle était écrit 1990. Il y avait 33 photos, dont 25 précisément de la rue des Bleuets, où il avait passé enfance et jeunesse. Sa vie était ailleurs depuis longtemps et il n’avait aucune attache dans ce quartier. Il y avait là sur les images ses parents et son frère, et des amis et de la famille. Tous étaient venus pour donner un coup de main pour le déménagement. Lui était là, et sans ces photographies, il n’aurait jamais eu aucun souvenir de cette journée, pourtant si particulière. C’était le dernier jour à cet endroit, la dernière journée de la Boucherie des Coteaux car tel était le nom de la boutique. On disait toujours comme ça pour parler du lieu, la boutique, qui occupait le rez de chaussé de la maison de banlieue, dans ce quartier où les rues avaient des noms de fleurs. Des prises de vues ont été faites aussi dans la petite cour, et derrière. Derrière, c’était la resserre, là où se trouvait le grand frigo, et la grande table de bois sur laquelle étaient posés le quartiers de bœufs pour être découpés. Ils étaient arrivés là au milieu des années 50, et quittaient l’endroit quarante ans plus tard. Il ne se souvient pas de la dernière fois où il était venu avant ce jour définitif, mais il était bien certain qu’après celui-ci, il n’y revint jamais.

Proposition2 : Image

Une longue devanture en verre épais. A chaque bout une porte, également transparente, et qui se verrouillait par le bas. Devant, un large trottoir puisque la maison était un peu plus que les autres en recul de la rue, et des clients en profitaient pour poser là leur bagnole. Une marquise en dur qui se prolongeait par un store de toile épaisse pour le soleil lorsqu’il chauffait trop. Un grand rideau rouge à bandes noires cachait l’intérieur lorsque la boutique était fermée. Deux fenêtres aux volets métalliques à l’étage, peints d’un marron soutenu. Du toit l’on aperçoit le battant ouvert d’un Vélux, un peu à gauche, comme une bouche mangeant les tuiles. A droite le grand portail métallique coulissant est grand ouvert, laissant voir la cour et les garages dans le fond. Le cerisier n’est plus là depuis longtemps.

Proposition 3 : Se retourner

Face à la boutique, c’était une petite impasse qui desservait une dizaine de maisons, et qui débutait sur la gauche par un terrain vague. Le maçon dans la première maison l’avait réquisitionné pour entreposer des voitures sur lesquelles il passait le plus clair de son temps libre, la tête sous les capots. A droite était une coquette maisonnette en vert et blanc, la voisine d’en face qui prenait un malin plaisir à venir chercher à manger juste au moment de la fermeture des rideaux. De petites portes en ferraille desservaient d’humbles maisons avec leurs jardinets qu’il fallait traverser pour accéder aux habitations. La ruelle n’était pas goudronnée, et les jours de pluie c’était vraiment dégueulasse, noire comme de la désolation. C’était du mâchefer, pareil que les pistes de l’hippodrome de Vincennes. Les noms de chaque famille lui étaient connus, leurs histoires aussi. De l’étage au dessus de la boutique, on devait voir Paris, mais c’est pas sûr.


Voici voilà.

Je donnerai peut-être quelques indications plus personnelles ici, en fonction de l’avancée du projet, sur mon projet! Tout d’abord par cette photographie mise en illustration de cet article. Rien d’autre pour le moment.

 

Douzième Juin

Douzième Juin

Ce matin je me suis mis à la terrasse du Bar de l’Orient, sur la place des cafés à St Sat’, pour préparer mon texte pour ici, pour ce soir. Mais, à la relecture tout à l’heure, c’était incomplet, pas bien foutu, pas bien écrit, enfin pas satisfaisant du tout. Donc ce sera pour la prochaine fois.

Et puis j’ai commencé aussi, par ailleurs, l’atelier de François Bon, sans avoir encore envoyé un texte, mais ça va venir aussi. Je vous mettrai le lien vers son site ici.

Donc, également, j’ai arrosé mes deux petits carrés de jardin pour rien, il a plu en fin de journée. Les radis ont été semés bien trop près les uns des autres et se battent pour croître, en se poussant du coude. Le persil, c’est pareil, c’est tassé, mais c’est moins grave, c’est ce qu’est dehors qu’on croque.

Bonne nuit les amis, pour info vous êtes 30 abonnés. Pas mal, hein?

 

Dixième Juin

Dixième Juin

Dixième juin mais deuxième jour dans la maison aux volets rouges. Loin du tumulte de la ville, au calme avec le gazouillis des petits oiseaux, le meuglement de vaches mécontentes, même le teuf-teuf du vieux tracteur du voisin est plaisant. Lorsqu’il est passé devant la maison, je suis sorti, il s’est arrêté et nous avons discuté un moment, de petites choses, en une futile conversation à propos de notre séjour, du temps qu’il fait, de son champ de patates.

Avant que la pluie et la brume viennent s’installer en fin de journée, nous avions bien travaillé dans le jardin. Pendant qu’elle nettoyait un rang de fraisiers, je confectionnais cette petite barrière basse, avec des branches de noisetiers. Les framboisiers n’ont plus qu’à produire des fruits!

 

     

Je reçois quelques messages aimables au sujet de ce feuilleton. Il n’est pourtant pas vraiment palpitant, et il faudrait surtout que je débute chaque article le matin, ou tout du moins pas trop tard dans la journée. J’aurai sans doute un peu plus de latitude dans mon emploi du temps lorsque nous serons rentrés,dès demain. J’ai aussi vu qu’un ami « de la vraie vie » s’est désabonné. Je ne sais pas pourquoi, et le lui demanderai à l’occasion.