Nous Sommes Deux, Nous Sommes Trois…

Nous Sommes Deux, Nous Sommes Trois…

16097 Jean Marcenac 1913 – 1984 « Le cavalier de coupe » Gallimard Jean Marcenac, est un écrivain, poète, journaliste et professeur de philosophie, « Avenir métropolitain aux grandes lignes Nous étions seuls Nous étions deux Nous étions trois Nous voici dis Nous voici cent Nous voici mille Et quand nous serons tous je serai de ceux-là. » Voici un poète dont je n’avais non plus jamais entendu parler. Mais picorer dans une telle masse de phrases ne peut que mettre en évidence l’ignorance du lecteur, du…

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Délices et pudibonderie …

Délices et pudibonderie …

3530 Louis de Bourdaloue 1632 – 1704 « Sermons, sur l’impureté » Jésuite, prédicateur de Louis XIV, dont les sermons duraient des heures, et de ce fait surnommé « Le roi des prédicateurs ». «  Le monde est plein de réprouvés, puisqu’il est plein de voluptueux et d’impudiques. » Voulez-vous donc être un de ces réprouvés ? Pour beaucoup de volupté et juste un peu d’impudeur, j’irai vers cela sans regret, sous le jugement du pudibond de service.

… ♪ ♫ rien faire c’est la conserver ♫ ♪…

… ♪ ♫ rien faire c’est la conserver ♫ ♪…

5199 Charles de Secondat, Baron de Montesquieu 1689 – 1755«  De l’esprit des lois » Livre XX, chap. 4 «  Dans une nation qui est dans la servitude, on travaille plus à conserver qu’à acquérir. Dans une nation libre, on travaille plus à acquérir qu’à conserver. » Et réciproquement ? Ce serait ça, un bon commentaire ? Faut-il le lire juridiquement ou politiquement ? J’en sais rien, ça ne me dit rien. Mais si vous souhaitez remplir une double copie sur le sujet, je vous…

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Non, je ne veux pas être un thermomètre.

Non, je ne veux pas être un thermomètre.

11913 Hippolyte Taine 1828 – 1893 « Voyage en Italie » « Certainement, il est imprudent de noter ici ses premières impressions, telles qu’on les a ; mais, puisqu’on les a, pourquoi ne pas les noter ? Un voyageur doit se traiter comme un thermomètre, et, à tort ou à raison, c’est ce que je ferai demain comme aujourd’hui » Bon, voilà un bon exemple de la contrainte…. Hippolyte Taine m’était jusqu’à aujourd’hui inconnu, comme le chantait Barbara à propos de Nantes. Philosophe et professeur…

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Une citation… de quotidienne à hebdomadaire!

Une citation… de quotidienne à hebdomadaire!

Comme une sorte d’engagement, à peu de frais, je vous rassure… m’est venu une idée, toute bête et simple pour alimenter les Destinataires Éclairés. J’ai remis la main sur un assez gros, et assez ancien puisqu’il date de 1978, dictionnaire des citations françaises. Elles sont numérotées, de 1 à 16460, des « origines » à Jacques Attali né en 43 et donc agé de 35 ans à la sortie du recueil. 1 « La chanson de Guillaume » fin XIème ou milieu du XII…

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Bonne année

Bonne année

Une soixantaine de cartes postales sont parties, un peu moins que les années passées mais des amitiés s’effilochent, s’appauvrissent ou, bien plus radicalement, disparaissent. J’y disais, en substance, que je souhaitais la lumière, qu’elle vienne d’une grosse ampoule ou d’une petite fenêtre pour vous éclairer avec vigueur et brillance, éclat et clarté comme un ciel étoilé d’une myriade de scintillements, apaisé des tumultes du monde. Et puis bonne année, bonne santé, et patati et patata. Et pour vous ici, chers…

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Henri Pichette…

Henri Pichette…

J’ai découvert, lors d’une participation aux ateliers d’écriture à Chateauneuf de Gadagne, un texte très curieux d’Henri Pichette dont je n’avais jamais entendu parlé, ni du texte ni du poète. Le poème était dans un petit recueil faisant partie d’un coffret de 12 petites livres, une collection Télérama/Gallimard. J’ai cherché à acquérir ce coffret en le commandant chez ma libraire de Pernes les Fontaines… sans succès, il me disait que c’était épuisé. Quelques semaines plus tard, ces derniers jours, me…

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Trois d’un coup…

Trois d’un coup…

Voici les trois derniers épisodes des ateliers d’été de François Bon. Proposition 6 : Noms propres Presqu’en face, mais déjà depuis bien avant ce moment du déménagement, dans un passé devenu tellement lointain que pour bon nombre de ces commerces déjà ils étaient devenus maisons d’habitation, était un salon de coiffure. On ne sait plus quel était le nom de l’artisan, mais son prédécesseur s’appelait Monsieur Rossignol, nom bucolique s’il en est pur un salon dans la rue des Bleuets. Contemporaine…

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Attendre la nuit

Attendre la nuit

J’ai sorti là une chaise longue pour être bien installé. Le soir tombait doucement et quelques gouttes de fine pluie semblaient vouloir m’empêcher d’écrire dehors, mais si peu que le papier les absorbait et n’étaient donc sans effet dévastateur. Et puis, au loin, non pas la nuit mais un nuage puissamment noir, entier comme on dirait d’un cheval, abattait sa pluie tout en noirceur. Pas un bruit, pas un éclair à l’instant. Il ne faudra pas longtemps pour que ça…

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