A la Capelette…

A la Capelette…

Retour de Marseille où nous passions quelques jours, au sixième et dernier étage d’un immeuble neuf au début du boulevard de la Capelette, qui donne son nom au quartier. Une petite terrasse ouvre sur le ciel, les gabians passent à la recherche d’un truc à manger en planant joliment. Même qu’on a vu une troupe d’une trentaine de petits perroquets verts faire trois fois le tour du bâtiment, sans doute échappés d’une volière. Au loin le massif de l’Etoile, et peut-être vu sur le dos du Garlaban, mais c’est pas sûr. Du ciel, de l’espace et de la lumière, mais évidement le bruit de la ville. Tut-tut et pim-pom, brouhaha permanent des voitures qui passent incessamment. Quartier cosmopolite et multicolore, multiconfessionnel aussi. Tous les commerces de nécessité pour le casse-croûte, boucheries hallal ou pas, épiceries et petites surfaces, boulangers et bars, mais ceux-là sont vraiment glauques, vraiment!! Et, malheureusement bien entendu, le seul marchand de journaux de la rue est fermé de longue date… On croise le matin des petites mamies toutes recroquevillées, poussant leur cabas à roulette et ne manquant pas une occasion de s’arrêter pour taper la discute avec une voisine équipé du même chariot. J’imagine ces habitantes là depuis des décennies, parlant de l’évolution du quartier. J’allais à la Poste pour trouver des timbres (une belle série avec des phares), au moins quarante personnes à faire la queue à deux guichets. Le service public saturé dans un local parfaitement délabré qui fait banque, assurance retrait de colis et… qui vend aussi des timbres. (On me demande toujours si je veux prioritaire ou tarif vert, et je réponds toujours que je m’en fous, que j’en veux surtout des jolis!) On y vient pour la pension, la retraite ou savoir juste combien il reste sur le compte, et on repart la tête basse. Les petites rues alentours sont plein de petits ateliers, des garages, des tôliers-peinture, des mécaniciens toutes marques dont l’atelier ne peut contenir que deux véhicules…. donc des bagnoles garées partout.
Sur le trottoir, des signes cabalistiques fluo annoncent le prochain défonçage des passages… pauvres mamies en caddies, pauvres commerçants désertés.
Nous quittions la ville hier matin, sous la pluie qui tenait jusqu’à Arles, et nous trouvions la neige dès Millau presque jusque chez nous.
La petite terrasse en bois parait immense. Le brouillard empêche la vue sur les collines, les feuilles du grand noyer jaunissent et les branches se déplument doucement. Les vaches ont été rentrées à cause des pluies trop intenses, avant notre départ. J’entends les gouttes tomber sur le tapis de feuilles. La cheminée est garnie, le chat est sur la chaise mise pour lui devant l’insert… l’hiver vient 🙂

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