Pour me voir avec elle, je lui tourne le dos …

Pour me voir avec elle, je lui tourne le dos …

Je suis tombé sur cette photo, en double page, dans Philosophie Magazine. C’est pas tant pour frimer dans le train que j’achète cette revue mais pour réfléchir, de temps en temps, à quelques concepts ou idées qui ne m’effleureraient pas l’esprit autrement. Je cherchais quelque chose de simple pour illustrer ce que je pense du battage fait, ces temps, autour des élections, les américaines et les françaises. Les unes se terminent aujourd’hui, les autres sont en cours de développement médiatique. Et cette image résume l’affaire. La satisfaction de s’immortaliser avec sa vedette, l’unicité du « moi » avec lui (ou elle, pour l’occasion). Alors, pourquoi reprocherait-on à des gens de voter pour un gars ou une fille qu’ils ont vus depuis longtemps à la télé, et en ne tenant en rien compte de se qu’ils peuvent dire ou penser. D’autant qu’ils sont aussi invités à venir faire des « confidences » sur un canapé pour se présenter comme des gens ordinaires.

Il n’y a aucun recul dans cette image, c’est la prise d’une photo de moi, au premier plan, avec l’autre, l’idole inapprochable, intouchable, surveillée et protégée de moi par quelques sbires sur les dents, posée sur sa petite estrade pour être bien vue et faciliter ainsi la prise de vue.

Ça me fout la trouille. Autant que le touriste qui se balade l’œil à son caméscope pour mieux regarder son film plus tard chez lui. Il se sera fabriqué un souvenir d’un lieu où il n’aura rien vécu.

La désespérance me guette …

 

 

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