Vingt-troisième Juin

Vingt-troisième Juin

Ce joli petit texte de Françoise Morvan, mis sur sa page par André Markowicz, dont je ne peux que vous recommander la lecture. C’est sur facebook. Je sais, tout plein de gens ne sont pas sur facebook, parce que c’est pas bien, car plein de gens disent des horreurs, des cochonneries, des absurdités, et puis c’est perdre son temps…oui oui oui, je sais tout ça. Mais, pour moi, ma procrastination perpétuelle et mon gout pour les découvertes serendipitesques, c’est une mine d’or. Bien évidement, l’algorithme veille, il ne me sort pas de mon univers, mais s’il tourne en rond, c’est autour de, je ne sais pas, environ une trentaine de personnes dont il me met sous le nez les posts successifs, et ça me va bien. C’est une sorte d’entre-soi, oui, mais c’est un peu comme dans la vie. Je choisi l’endroit où je vais boire un coup, ou déjeuner. Faut que ce soit confortable et que j’ai chance de rencontrer des gens que j’aime bien. Je ne vais pas dans la cafet’ bondée des centres commerciaux, qui pourtant est la seule sortie au « restaurant » de bien du monde. Je ne me mêle pas des conversations à deux balles des mecs du comptoir du café où je prends parfois un verre en prenant à l’écart une table en terrasse aux beaux jours, avec mon cahier ou mon carnet. J’en viendrai aux mains, s’il fallait tenter de faire rentrer une once de réflexion dans certaines caboches bien trop anisées.

Quand même, d’autres fois, je vais chercher des choses tout seul comme un grand. D’ailleurs, pas plus tard que cet après-midi, je trouvais chez un bouquiniste d’Avignon, un poche soldé à deux balles… deux €uros, vraiment pourquoi donc se priver d’un tel précieux pour si peu, dans la collection de poésie de chez Gallimard, Joë Bousquet, « La Connaissance du soir ». Vous en dirai plus tard, la lecture en étant pour dans l’instant suivant le lancement de cet article incessamment.

Tout ceci est bien décousu… on s’en fout, n’étant qu’à ce jour une trentaine de fidèles, vous me permettrez bien ces facilités, à défaut de me les pardonner.


Chanson de l’escargot du bas du bois

On a souvent besoin
D’un petit toit sur soi.
En avoir un, c’est déjà bien,
C’est pas la joie mais c’est chez soi
Et c’est bien mieux qu’en avoir pas.
Moi, l’escargot du bas du bois,
Je plains les pauvres créatures
Qui vont sans abri ni toiture.

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