Atelier d’écriture, quatrième …

Atelier d’écriture, quatrième …

Toujours d’aller voir la consigne sur le site de François Bon, parce que vous la repréciser maintenant, j’en suis incapable.

http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article4342

Voici donc, en cent mots très exactement, ma contribution.

Ne plus bouger. Lutter pour sentir la vie revenir. Cette peau si sèche qu’elle est frottée d’un gel glacial. Ça bip alentour. Les yeux ensablés résistent à toute ouverture. Ne pas savoir encore si la pensée sera de retour. Entendre ce petit râle avec détachement. Des écoulements se font, rien n’est maîtrisé. Figé sur le dos, sans retournement possible. Rêver la marche dans cette immobilité forcée. Chaque point de pression de la fermeture est un point de couture sanguinolent asséché. Pas de mots . Rien, rien ne sort. Des tensions souterraines réclament la position fœtale, même ce réconfort est contrarié.

Atelier d’écriture, troisième …

Atelier d’écriture, troisième …

Pour les consignes, reportez-vous au site de François Bon, qui vous dit ce qu’il faut savoir.

http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article4338

Voici mon truc. Là, en dessous, ou là, si vous préférez : Carnet

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 moleskine

nom féminin

(anglais moleskin, de mole, taupe, et skin, peau)

 

  • Étoffe de coton lustré, que l’on employait autrefois pour faire des doublures de vêtements.

  • Toile vernie imitant le maroquin ou le cuir, constituée par une étoffe recouverte d’un enduit et d’un vernis. (Elle est utilisée en gainerie et en reliure.)

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Il existait déjà au XIX éme siècle, dit-on dans le dépliant publicitaire faisant office de mode d’emploi, mais la marque semble avoir été crée et déposée en 1997, par un éditeur milanais, sous le nom de Moleskine ®, en référence aux angles arrondis des coins, à l’élastique qui retient les pages et à la pochette interne.

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Longueur 21 cm, largeur 13 cm, épaisseur 2 cm.

Pas bien complètement plat à cause des choses qui sont dedans, arrondissant un peu la couverture par un petit renflement. Le signet est un peu effiloché au bout. Le cordon de l’élastique est strié.

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Poids 394 g. Ne peut varier qu’avec une humidité prolongée et importante, et par la l’ajout ou l’élimination de petits papiers, tickets, cartes de visite, carnets de timbres.

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Noir. C’est noir, recto verso dos. Ivoire pour la tranche. Le signet est marron, les pages de la couleur de la tranche.

Des encres différentes couvrent les pages, souvent de la marque Herbin pour les moins courantes, aux noms tarabiscottés puisqu’il ne s’agit pas de dire simplement rouge, noir ou bleu, mais « Lie de thé » ou « larme de cassis ».

On y trouve également des post-it, jaune ou blanc, rose.

Un ticket gris et neige pour un aller-retour au panoramique des Dômes par le train à crémaillère.

Un autocollant bleu ciel du muCEM, n° 08221.

Une partie de l’emballage noir d’un sandwich « Paul » sur lequel apparaît l’étiquette blanche donnant la date limite d’utilisation 17/12/14 13 :16 17/12/14 17:16 .

Une carte de visite violette et verte d’une auberge où nous ne sommes toujours pas allés.

Deux autocollants récupérés sur une boite de cigares offerte par ma fille de retour de voyage, l’un sans doute du magasin « Couleurs des Iles », noir et or, et l’autre prévenant de la nocivité, en noir sur fond blanc « Fumer tue 100% Tabac Fabrique a CUBA ® Vente en France (D.O.M.) » conçu avec un clavier sans accents.

Un petit carton, rouge et noir, découpé sur un emballage comme pense-bête pour un futur cadeau.

Un morceau de papier cadeau qui emballait un livre offert pour mon anniversaire, imitation du motif des cartons à dessins mais où le rouge remplace le vert, avec ce qui ressemble à des taches d’encre noire, avec collée dessus et rosie par transparence une étiquette blanche de la librairie « Le passeur de l’Isle ».

Un post-it rose avec un mot d’amour.

La carte de visite pourpre du restaurant « Le Bouchon » à Gap.

Un post-it jaune avec un nom et un numéro de téléphone.

Un post-it blanc avec les coordonnées du petit hôtel du Col de la Machine, dans le Vercors.

Un bout de papier blanc sur lequel j’avais noté un menu totalement poisson, pour rire, pour une amie qui déteste ça.

Deux post-it accolées, un jaune et un blanc, avec l’adresse d’un ophtalmologiste.

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Pour produire, un bruit, un claquement, un son, il faudrait une chute, un lâcher d’élastique abrupt, un défilement rapide des pages.

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Ne sentir que l’odeur d’un faux cuir, l’imaginer puisqu’elle n’existe pas.

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N’est pas à goûter, à manger, et passer sa langue sur l’imitation peau est déplaisant à la langue et n’est pas un plaisir au palais.

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Ouvert le 22 Juillet 2014 , utilisé pour moitié jusqu’à ce jour, 19 Juillet 2016, alors que le précédent était plein en à peine une année.

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Débuté sur les hauts de Clermont-Ferrand, a poursuivi sa fonction au Puy de Dôme, puis à Rennes, St Malo, Ploumanach, Perros-Guirrec, St Bonnay de Tronçais, Gordes, Fontaine de Vaucluse, Lyon, Villeurbanne, Marseille, Impéria, Florence, San Giminiano, Brignais, Forcalquier, Le mans, Lamballe, Val-André, Carpentras, Vedène, Avignon, Aix-en-Provence, Isle sur la Sorgue, Sigoyer, Gap, Genève, Dinard, Ile de Bréhat, Montpellier, Reillane, St Bonnet en Champsaur, Chateauneuf de Gadagne, St Donan, Anduze, Uzes, Cancale, Cluny, Javéa ou Xabia, Cadaques, Lisbonne, Cascais, St jean en Royan, Roussillon, Les Baux de Provence, Le Grau du Roi, Cucuron, St remy de Provence, Porto Vecchio, Lecci, Bonnifacio, Zonza, Arles.

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Des gens apparaissent. Des amis, des proches, de la famille, des connaissances, des gens de la vraie vie comme Patricia S., Véronique, Sylvie et Fred, Lucie, une princesse, Kamal, Ma Grande, Lisa, son fils, Nadine, Peggy, Guy, une jeune femme tunisienne, Maman, Papa, Dominique, Marion, la jeune letonne, une mamie, des spectateurs, Arnaud, les enfants, un chef de rang, les filles, le photographe, le cuisinier, Babeth et Jean-Loup, IL, ELLE,ILS, le patron, le personnel, les gens, LUKA, l’artiste, le monsieur, Jean-Claude, Armelle, Suzanne, Sylvia, le serveur indien, Alain, Charles, Domi, Agathe, Arthur, François, Claude, Patricia C., Pascal et Jeanne, l’ophtalmologiste, Henriette, la bourgeoisie friquée, les patrons, Zébulon, des jeunes, des filles, un sommelier.

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Un contenant supplémentaire, avec cette pochette tout à la fin qui doit recevoir de petits papiers, des listes, des petites cartes postales, des billets d’exposition, des étiquettes de fromage, des sous-bock qui seront plus tard utilisés pour des mots intimes, un certificat d’authenticité pour une toile, le dépliant publicitaire faisant office de mode d’emploi de l’objet lui-même.

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Comme un disque dur d’un coup inutilisable, sa perte serait une peine, une vraie peine, même si ce texte désormais en est une trace indélébile et que ces énumérations, ces recensements constituent une sorte de consolidation de la mémoire, une entrée dans la nostalgie à venir, en ce cas. Alors, j’en achèterai un autre et je continuerai, je recommencerai.

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http://www.moleskine.com/fr/

 

La crainte de la nostalgie …

La crainte de la nostalgie …

Lorsque je vais passer quelques jours dans « ma » maison, avec toutes ces fleurs dont j’ai su le nom, que je n’ai bien évidement pas retenu, j’ai une petite peur. Je les photographie, toujours de la même façon puisqu’elles ne bougent pas, ne changent jamais de place. J’ai une petite peur de ce qu’il adviendra, et j’ai crainte de la nostalgie que j’en aurai.

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Pense-bête …

Pense-bête …

Somme de choses dont il me faudra vous parler.

J’ai découvert, et donc lu, Marie-Hélène Lafon, en commençant par son livre intitulé « Joseph »… j’ai des tas de choses à vous dire à son propos, de cette écrivaine.

Et puis, sur les conseils d’une libraire de Lamballe (La Cédille, très bonne maison) j’ai terminé tout à l’heure « Fée d’hiver », de l’écrivain-paysan André Bucher, presque voisin car installé dans la vallée du Jabron. J’ai à dire sur sa poésie, ses évocations des oiseaux.

Et puis j’ai quelques photos à vous montrer.

Et puis je suis en retard pour les exercices de l’atelier d’écriture de François Bon. Je me suis pris au jeu, mais ce n’est que ce matin que l’idée me venait pour traiter le troisième.

Là, c’est la photo entière, celle de l’en-tête, j’arrive pas à faire ce que je veux !!lunettes

Atelier d’écriture, deuxième …

Atelier d’écriture, deuxième …

Voici le deuxième texte, issu de l’atelier d’écriture évoqué précédemment.

Autour de la toponymie. Ça fait travailler la mémoire, ramène aussi pas mal de choses à la surface … mais ça s’articule assez facilement. Je travaille peu le texte, j’y pense beaucoup avant, des jours. J’organise, et hop, je jette d’un coup et ça suffit.

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Ça commençait à Saint-Germain-En-Laye, et c’était peut-être encore la Seine & Oise avant d’aujourd’hui se trouver dans les Yvelines. N’y revenir que bien longtemps après, pour le Musée des Antiquités Nationales. Une histoire autour des boucles de la Seine, entre quartiers rupins et zones populaires, entre châteaux et pavillons de banlieue, entre champs de courses de Maisons-Laffitte et usines Dassault. En semis des premières années à Carrières sur Seine, dans la rue de Bezons, presque au bord du fleuve, à l’angle de la crasseuse rue de Seine, qui y menait. Le petit appartement dans le tout petit immeuble d’un étage, avec Mr Louis, et deux autres appartements, minuscules, occupés chacun d’une branche familiale. Je me souviens du petit rectangle de jardin au fond duquel était le cagibi-atelier du grand-père. Bezons, c’était le Pont de Bezons, passage vers Nanterre. Traverser le Pont de Bezons, connu pour ses encombrement, était l’aventure toujours racontée « J’ai passé le pont d’Bezons comme une lettre à la poste », »J’ai bien cru qu’j’y séchais, su’l’Pont d’Bezons » « Y’aller, c’est rien, c’est r’venir ! » Puis leur installation durable se fit dans le quartier des Coteaux, qui donna son nom à la boutique, à Argenteuil. Parmi les rues des fleurs, c’était dans celle des Bleuets. Il y avait alentour les Roses, les Courlis, les Lilas, les Chèvrefeuilles et la Marjolaine. Là, le bruit permanent des moteurs des frigos, les odeurs de suif, des cuissons des tripes, des rillettes. Poignées de portes graisseuses, petite porte de la cave, téléphone mural au milieu de l’escalier, ni trop descendre ni trop monter selon qu’on soit dans la boutique ou dans l’appartement. Appels sans intimité, du coup, selon l’heure du jour, du soir.Au loin les trains, triages, gare, passages, passage à niveau, sonnerie, en échos. Puis, les saints et saintes des pensionnats, St Paul à Sannois. L’odeur des cigarettes KOOL dans la voiture du gardien du stade. La veilleuse bleue dans la solitude nocturne. Les escaliers entre les parois de bois, les relents de javel du lundi matin, jour des haricots blancs, pissotières extérieures en ardoise, Crésyl. Mlle Père. Humidité, tristesse, enfance. Le Directeur, la Directrice, le piano au milieu du réfectoire. Les filles Piolot. Dudu et la fille de la pharmacie, la petite carriole pour aller chercher le pain tous les matins et gagner le droit au croissant, privilège. St Charles à Corneilles en Parisis. Le petit espace dans le bas de la cour, avec des marches, stade imaginaire de tous nos matchs. Froidure matinale hivernale des cours de math supplémentaires. Famille Grondin. Adolescence. Fénélon Ste Marie. Quartier de l’Europe. Capitale, train de banlieue, Val d’Argenteuil, ZUP, dalle, Le Stade, Bois-Colombe, Asnières, Pont-Cardinet, Saint-Lazare, rue du Rocher, rue de Naples, VIIIème. Les filles d’en face. Mr Rimbaud, prof de français, la surveillante générale qui ressemblait à Marguerite Duras. Le Bon Coin. Antoine, Claudie « On s’bise bien rue d’Edimbourg ». Chapelle intégrée aux bâtiments des classes. Entrée en bourgeoisie. Redoublements, très fort en redoublement. La Seine est loin, cette fois. Mais chaque été, loin des fleuves . Côtes-du-Nord, hameaux sans nom de rue, Langouhèdre, le Fresche Court, La Ville-Pierre, Quénequy, LaVille Hervy. St Odile, la Villeneuve. Fêtes, kermesse, émois. Sable, jeunesse, bord de mer. Chaque été, enfance, jeunesse. Chaque été.

 

Atelier d’écriture. Je me suis jeté à l’eau et, surprise, je nage …

Atelier d’écriture. Je me suis jeté à l’eau et, surprise, je nage …

Je participe en ce moment, pour la première fois, à un atelier d’écriture. Pas peu fier d’y être, sur le site de François Bon, où vous trouverez tous les détails pour vous-même vous y inscrire si le cœur vous en dit (Petite et unique participation à prévoir, 30€ pour toute une vie, c’est pas trop).

http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?rubrique155

Exercice 1, autour de Perec, « Penser/Classer ».

C’est pas encore la « Tentative d’épuisement d’un lieu Parisien », c’est juste dire ce qu’il y a sur votre bureau.

Suis sur le deuxième exercice, et vous le mettrai ici également. Mais allez sur le site voir les autres contributions… c’est étonnant !!

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Une planche noire, posée sur des tréteaux métalliques de la même couleur, bien qu’un peu plus brillants puisque pas usés par la peau des mains sans arrêt posées sur ce qui était le vernis de la planche. Ce n’est pas une planche, on devrait dire un plateau. Ça s’appelle comme ça. Il faut nommer les choses par leur nom, mais je ne connais pas le nom de toutes les choses. Ce serait plus simple, de bien connaître le nom des choses. Ainsi, cela éviterait des descriptions tarabiscotées pour les décrire. Comme cette règle métallique triangulaire avec ses six faces aux graduations différentes dont je ne me sert absolument jamais. Je ne fais que tracer un trait ou deux de temps en temps, avec, mais elle est très stable, très large. Elle doit bien avoir un nom, une appellation, une fonction, cette règle.

Comme tout ce qui se trouve sur ce bureau, peu de choses servent.
Dix pots occupent l’angle de droite, huit sont en terre cuite, un en verre transparent, pots de yaourt, achetés exprès pour leur fonction future, parfaitement indépendamment du parfum mais pas de la couleur puisque vert, orange, noir, jaune, violet, rouge, terre, bleu, transparent, gris, et un en plastique blanc, plus haut.

Un grand pour les ciseaux, tourne-vis, cutters, coupe-papier. Les autres pour les outils d’écriture, crayons, stylos, feutres, stylos plumes, de tailles diverses, couleurs variées, marques internationales, avec ou sans capuchons, et sont des dizaines. Tellement, que peu servent. Ou alors toujours les mêmes, les plus proches, les vite pris, les habituels, les préférés, ceux à la mode du moment, ceux qui marchent, ceux qui sont remplis, ceux qui sont de la couleur souhaitée.

S’il y a beaucoup de choses, sur cet espace, en effet, peu sont vraiment utiles. Elles sont là, c’est tout. Cette boite « La Vosgienne » remplie de trombones, punaises, vis, épingles, si rarement ouverte. Je me souviens que ma mère faisait la caisse tous les soir, après la fermeture du magasin, et qu’elle confectionnait des liasses de billets reliés entre eux par une épingle. Je n’utilise jamais d’épingle.

Des blocs de papier, de plusieurs formats, tous entamés de quelques notes sur les premières pages. Sans projet. Parmi une pile de chemises, violettes ou jaunes, des dossiers d’affaires en cours, d’impôts, de transfert de compteur d’eau, de l’opération de mon œil, de recueil de mails imprimés venant d’un ami à l’autre bout du monde pour quelques mois, quelques livres, des magazines, un catalogue. Une autre pile, du même acabit, mais bien plus basse, juste à ma gauche, avec ce qui est actif parmi les affaires en cours, dont le grand cahier de jardinage, dans lequel sont consignées les activités de plantation, semis, coupe, élagage, tailles, traitement, récolte.

Il reste de la place, au centre, et au plus près du mur, l’écran connecté à l’ordinateur portable posé sur une caisse à roulette sous le bureau, fabriquée avec des morceaux de palettes récupérés dans un entrepôt voisin, et dans laquelle est planquée l’imprimante. Au pied de l’écran, des carnets, un chéquier, un étui à stylos, un paquet de mouchoirs en papier, un porte-monnaie, des clefs de voiture, de maison, deux mètres enrouleurs qui n’ont rien à faire là, une petite enceinte bluethooth noire pour fournir le son des vidéos. Et, des cartes postales, parce que je fais presque tous les jours des cartes postales. Une boite en carton des Éditions « Temps Zéro », avec 21 cartes, il y en avait 22, mais une a été expédiée hier, je ne sais déjà plus à qui.
Il reste un espace de 30X50 cms sur le bord avant du plateau, toujours dégagé, car toute chose qui s’y trouve se voit repoussée vivement vers le fond ou les cotés, selon ce qu’elle est.

Là, c’est le petit clavier sans fil, pavé numérique intégré, avec lequel est tapé ce texte, qui occupe 11X34cm. L’espace restant profite à la souris, également sans fil, pour ses pérégrinations.

Elle est bien pleine, la table de bureau. Je viens d’y poser un appareil photo, mes anciennes lunettes, mon carnet d’adresses. Elle me sert bien davantage de vide poche que d’espace de travail, à proprement parler, car d’ailleurs, si j’y passe tant de temps, y fais tellement de choses, ce que je n’y fais jamais, c’est travailler.

PHILIPPE GIRAULT-DAUSSAN
Carrières de lumières …

Carrières de lumières …

Le genre d’endroit que l’on croit réservé aux touristes, comme pour mettre un peu d’art dans leurs pérégrinations, et que soi-même on utilise ainsi, par un jour gris avec tentation aux averses fréquentes, dans un coin qui veut ne se faire vraiment découvrir que sous un soleil resplendissant.

Alors, on emmène l’amie bretonne aux Carrières de Lumières des Baux-de-Provence. Et on a bien fait. Chagal …oh, la magnifique présentation, dans cet endroit si étonnant. Une mise en scène, ou mise en mouvement, en espace, enfin ce que l’on voit, c’est vraiment un moment heureux, sensible et émouvant.

http://carrieres-lumieres.com/fr/chagall-songes-dune-nuit-dete-0

 

Marie-Hélène LAFON

Marie-Hélène LAFON

« J’ai en bouche le goût des chemins, goût de soir mouillé, d’air cuit de soleil, goût de neige, quand elle va venir, quand elle est venue, quand elle est là, qui comble le chemin, le rempli, le déborde. le chemin ressurgira, au temps doux, restitué, lavé, équarri. toujours les chemins reviennent à eux, nous reviennent, donnés, ouverts »

Marie-Hélène LAFON in « Album », Editions Buchet-Chastel, pages 33 et 34 du texte « Chemins »

J’ai découvert cette auteure par hasard, en achetant un de ses livres par pure impulsion, pour la couverture, que voici :

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La photo m’a fait penser à mon grand-père, il s’appelait Joseph. Il venait de la terre, aussi.

Je vous en dirai davantage, plus tard.

Solidarité météorologique …

Solidarité météorologique …

cette image animée, appelée GIF. Je ne sais pas ce que ça veut dire, d’ailleurs, GIF …mais, on s’en fout.

Donc, pour quelques amis qui suivent ici mes tentatives d’activités, bien faibles ces temps-ci, je ne vous oublie pourtant pas, et vous offre cette belle image animée d’un chemin pluvieux. faudrait-il que le ciel soit si gris, la météo si peu clémente pour que je vienne davantage ici vous dire des choses. Bah, peut-être.